On me demande souvent quel pays j’ai préféré ou lequel je recommande.
Je n’ai pas de réponse universelle à apporter.
Même si certaines destinations sont plus évidentes que d’autres, comme la baie de Rio, la région du Cap ou encore l’Outback australien, chaque pays offre une expérience différente.
Tout dépend de ce que l’on vient chercher. Du moment. Et, de plus en plus, des conditions de visite face à la surfréquentation de certains sites.
Mais s’il y a un voyage à part, c’est bien la Laponie.
Située au-delà du cercle polaire arctique, elle s’étend sur quatre pays : la Finlande, la Suède, la Norvège et la Russie.
C’est la Laponie finlandaise que nous avons choisie de découvrir. A quatre, avec ma fille de dix ans, lors d’un voyage itinérant de huit jours, autour du Nouvel An.
Quelques années plus tard, nous sommes toujours unanimes : la Laponie en hiver est hors catégorie.
Elle a quelque chose de magique, presque irréel. On se croirait dans La Reine des neiges… pour de vrai.
Pourquoi ?
Parce qu’à cette période de l’année le jour se lève à peine et que la lumière reste bleutée.
Parce que sous une épaisse couche de neige, les paysages perdent leurs contours et prennent des formes parfois fantastiques.
Parce qu’une longue balade en traîneau tiré par des rennes, au milieu de la forêt enneigée, nous plonge tout droit dans un dessin animé de Disney.
Parce qu’être tirée par des chiens de traîneau, un peu indisciplinés quand on les conduit mal, est une sensation assez surprenante.
Parce qu’une sortie en scooter des neiges sur un lac gelé, par -20 °C, est glaciale, mais donne surtout l’impression d’être hors du temps et de l’espace.
Parce qu’un hôtel entièrement sculpté dans la glace est une expérience en soi.
Parce que sauter dans la neige par un froid polaire après une séance de sauna à domicile, c’est plonger dans la culture finlandaise.
Parce que se retrouver sans tire-bouchon un 31 décembre et devoir tester la « shoe solution » de notre hôte pour ouvrir notre bouteille de vin nous a valu un petit choc culturel et une énorme crise de fou rire.
Enfin, parce que la chasse aux aurores boréales dépend des conditions météo et entretient le suspense jusqu’au bout. Pour finalement les voir apparaître le dernier soir en sortant du chalet, quand on ne les attendait plus.
Un voyage à part, décidément.
Notre itinéraire en voiture de 8 jours (7 nuits) en trois étapes :
Rovaniemi (2 nuits à une vingtaine de kilomètres de la ville) ; puis Pyhä, via Porohaka (1 nuit au pied de la station de ski) et enfin Inari (4 nuits aux alentours à proximité d’un lac gelé).
Retour en avion depuis Ivalo via Oslo.
Activités :
Rovaniemi et alentours : visite de la ville et d’un hotel de glace (Artic snow hotel & glass igloo), ½ journée au village du père noel
Porohaka : ferme des rennes - 3h de balade en traineau
Pyhä : luge dans la station et visite de la mine d’améthystes à la nuit tombée (15h !)
Inari et alentours : Musée Sami, 1h de balade en chiens de traineaux, journée de motoneige (6h), chasse aux aurores boréales en autonomie (à volonté !).
Les conseils de Gaïa :
Attention, les activités sont très chères et augmentent vite le budget.
Le village du Père Noël est assez surfait, mais avec des enfants, difficile de faire l’impasse. Limité à une demi-journée, on finit par se prendre au jeu.
Pour la balade en rennes, sortez de Rovaniemi pour une expérience plus authentique.
Pour les aurores boréales en autonomie : S’éloigner des zones éclairées pour éviter la pollution lumineuse et privilégier un endroit dégagé, avec une vue large sur le ciel. Et attendre une nuit où la météo est clémente (ciel sans nuage).
Quelle période choisir ?
Décembre et janvier : pour la Laponie en version Reine des neiges, avec des paysages entièrement enneigés, très peu de lumière et, plus au nord, la nuit polaire.
Février et mars : pour profiter encore pleinement de la neige, avec des journées plus longues et davantage de lumière.
Attention à la période des fêtes, particulièrement fréquentée, notamment autour de Rovaniemi. Idem pour le mois de février.
Dans tous les cas, il est recommandé de s’y prendre vraiment très à l’avance pour les réservations.
Crédit photo : Virginie Gaborit